Entretien avec la nouvelle direction de l’ISIMA

Depuis septembre 2017, une nouvelle équipe a pris la direction de l’ISIMA, ainsi que celle du nouvel Institut d’Informatique d’Auvergne. Alexandre Guitton et Marie Pailloux ont accepté de répondre à nos questions concernant leur projet pour l’école.

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Q : Vous prenez la direction de l’Institut Informatique d’Auvergne, dont l’ISIMA fait désormais partie, qu’est-ce qui vous a poussé à candidater à cette fonction ?

L’Institut d’Informatique d’Auvergne est une nouvelle composante de l’Université Clermont Auvergne (UCA), qui regroupe plusieurs diplômes : le diplôme d’ingénieur en informatique et modélisation de l’ISIMA, la licence et le master d’informatique, et le master génie industriel. Il s’agit d’un regroupement fort de plusieurs formations d’informatique, en lien étroit avec le LIMOS, le laboratoire de recherche en informatique de l’UCA.

Nous sommes convaincus que ce regroupement va renforcer et dynamiser l’ensemble des acteurs de l’informatique, qu’il s’agisse des étudiants, des enseignants et chercheurs, ou des partenaires du monde socio-économique. Nous avons candidaté pour la direction de l’Institut car nous souhaitons contribuer à ce projet d’envergure.

Q : Quel est votre projet global pour l’Institut ?

Dans les grandes lignes, notre projet consiste (1) à renforcer la cohérence des formations d’informatique sur le site, (2) à continuer le développement de la qualité des formations, (3) à augmenter la visibilité nationale du diplôme d’ingénieur de l’ISIMA.

Dans le cadre du projet ISITE nommé CAP20-25, nous travaillons activement à la mise en place d’un regroupement d’écoles d’ingénieurs de type INP (Institut National Polytechnique). Cet INP devrait regrouper les formations d’ingénieur de l’ISIMA, de Polytech et de SIGMA, au sein d’une structure à forte visibilité et à fort taux d’attractivité.

Q : En particulier, quelle place va occuper l’ISIMA dans votre projet ?

Nous souhaitons renforcer le diplôme d’ingénieur de l’ISIMA sur plusieurs aspects : en travaillant sur les actions permettant un recrutement de qualité, en travaillant sur la visibilité nationale du diplôme, en incitant les étudiants à faire des stages à l’international, en développant les relations avec les entreprises, etc.

Bien entendu, nous souhaitons aussi renforcer la qualité des autres diplômes de l’Institut d’Informatique, et notamment les deux masters. Il s’agit de projets complémentaires, et non pas contradictoires. Etant donné que l’Institut est construit sur une cohérence disciplinaire, toutes les formations de l’Institut profiteront de l’articulation commune et des actions spécifiques.

Q : Comment allez-vous vous répartir les rôles ?

Pour le moment, nous ne nous sommes pas répartis clairement les tâches, étant donné que nous n’avons pas la visibilité complète des tâches liées à cette nouvelle composante. Nous communiquons beaucoup entre nous au quotidien, et nous partageons les mêmes objectifs. Il est probable que nos rôles respectifs se stabiliseront dans les mois à venir.

Q : Quelles sont, selon vous, les forces de l’ISIMA ?

L’ISIMA s’appuie sur un diplôme d’ingénieur pérenne et reconnu, sur une cohérence disciplinaire de la formation proposée, et sur des collaborations avec les autres structures de formation ou de recherche. L’Institut d’Informatique renforce ces trois aspects, en développant davantage le lien avec la recherche (via les masters et le LIMOS), et en créant un lien plus étroit avec plusieurs acteurs (enseignant-chercheurs en informatique et entreprises).

Q : Quels sont les points d’améliorations de l’ISIMA ?

Les points d’amélioration de l’ISIMA sont : (1) le développement des relations internationales (car trop peu d’étudiants partent à l’étranger), (2) la consolidation de la place du diplôme dans le concours CCP, (3) l’amélioration des moyens informatiques, incluant les plateformes techniques et technologiques (qui constituent l’outil de base pour tout informaticien), (4) et le développement des relations avec le monde socio-économique.

Q : Quelle est votre position vis à vis des associations d’anciens élèves en général, et de l’Anelis en particulier ?

Pour nous, un diplôme d’ingénieur vit grâce aux anciens et au réseau de ses anciens. Les anciens sont de véritables ambassadeurs de leur diplôme dans les entreprises. A ce titre, ils contribuent (1) à la visibilité et à la reconnaissance du diplôme, (2) à l’établissement et au maintien de relations fortes avec les entreprises (proposition de stages, offres d’embauches, etc.), (3) au développement des contacts à l’étranger.

Nous souhaitons donc collaborer étroitement avec Anelis, et nous sommes prêt à vous apporter notre aide.

Nous aimerions également développer le réseau des anciens diplômés des masters.

Q : L’école s’est tournée vers la réalité virtuelle et la sécurité informatique ces dernières années. En terme pédagogique, quelles sont vos lignes directrices pour la formation de l’ISIMA ? Quelles seront les grandes thématiques que vous souhaitez développer durant votre mandat ?

Actuellement, des réflexions sont en cours autour des termes “data science” et “intelligence artificielle”. Il est probable que ces termes soient intégrés au programme de certaines filières.

Nous souhaitons aussi mettre en place un diplôme d’ingénieur par apprentissage, sur trois ans.

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En savoir plus sur le diplôme par apprentissage…

La formation par apprentissage devrait être mise en place à partir de septembre 2019, puisque le projet a été validé par l’université. 25 places seront proposées aux étudiants et des créations de poste sont prévus pour accompagner la formation. Des entreprises ont déjà manifesté leur intérêt pour ce projet.

 

En savoir plus sur la nouvelle direction…

Alexandre Guitton, directeur de l’Institut d’Informatique d’Auvergne est maître de conférence en informatique. Il est spécialisé dans le domaine des réseaux, qu’il a enseigné à l’ISIMA, et est également chercheur au LIMOS.

 

 

Marie Pailloux, directrice adjointe de l’Institut d’Informatique d’Auvergne est maître de conférence en informatique. Elle est spécialisée dans le data mining, le big data et les bases de données. Elle a enseigné ce domaine à l’ISIMA, et est également chercheuse au LIMOS.